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Secret of Mana : pas de secrets entre nous

secret_of_mana_1Je pourrais vous parler pendant des heures de Secret of Mana (Seiken Densetsu 2 au Japon). Dans sa version SNES. Le nombre incalculable d’heures que j’ai pu passer dessus avec mon frère, ses musiques mémorables et j’en passe, c’est clairement LE jeu qui m’a marqué au fer rouge quant à la passion toujours intacte que je peux avoir pour les jeux vidéo au jour d’aujourd’hui. Quand un remake sur PS4 a été annoncé, je suis passé de l’excitation à l’incompréhension en voyant les premières images du jeu. Impossible malgré tout de faire l’impasse dessus (d’autant plus que la Fnac offrait 20 € en chèques cadeaux pour toute pré-commande).

Secret of Mana a un scénario simpliste mais prenant. Après être parvenu à ôté l’épée Mana de son socle, le jeune Randy a provoqué un cataclysme sans précédent. Le seul moyen d’empêcher que la situation empire est alors de partir à la recherche des huit graines Mana pour redonner à l’épée sa puissance ancestrale et venir à bout de Thanatos et ses sbires. Dans les grandes lignes, ça donne ceci. secret_of_mana_2Au chapitre des bons points rappelant la cartouche SNES, la mini map pour se repérer reprend les graphismes de l’époque en pixels mignons comme tout. Comme avant, il est possible de jouer à 3 en local. Oui en local et non en online. Le jeu n’aurait pas la meme saveur en ligne. Le fait que le jeu propose un doublage anglais et japonais pour les persos (PNJ compris) est également une plus value qui ne se refuse pas.

Au niveau des ajouts interessants, il y a quelques dialogues supplémentaires entre les trois persos principaux. Ils sont plutôt anecdotiques mais ont le mérite d’exister.  La bande son est passée à la moulinette de la réorchestration. Pas forcément pour le meilleur mais Square-Enix ne s’est pas contenté d’une simple transposition de la version SNES. Il y aussi une encyclopédie rececensant tout les monstres du jeu. Un peu comme le guide qui était fourni avec à l’époque mais consultable directement depuis le jeu. secret_of_mana_2Concernant les points négatifs, la qualité graphique est incontestablement le gros point noir. Le jeu est répugnant visuellement. La mouture 2018 ressemble à un de ces trop nombreux jeux génériques qui pullulent sur l’App Store et sent le F2P bon marché. Ensuite, les mécaniques du jeu sont identiques à la version d’origine. Pour pouvoir s’équiper d’une arme ou lancer un sort par exemple, il fallait passer par une multitude de menus. Et aujourd’hui, en plus de casser l’action, c’est tout sauf intuitif. Pas specialement difficile avant, cette version remasterisée est encore plus facile.

Secret of Mana est un mauvais A-RPG pour qui decouvrirait le jeu aujourd’hui. Graphiquement banal et doté d’un système de jeu tout sauf ergonomique, il n’a pour lui que l’avantage de pouvoir être fait à plusieurs sur la même console. À l’ancienne. Les personnes qui ont connu la version d’origine sauront lui pardonner ses trop gros défauts sans retrouver malheureusement le même plaisir qu’à l’époque. Le remake est plutôt mollasson et donnera, au mieux, l‘envie de rebrancher sa SNES.

Et pour éviter de donner une note comme à l’école, mon ressenti sur le jeu en un gif :

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Dix ans de SingStar

La sortie de SingStar Ultimate Party est l’occasion de fêter les dix ans de la licence (déjà). C’est à l’occasion d’un pari lancé avec un ami que l’on a pris notre courage à deux mains avant de prendre le micro pour la première fois. Chanter sous la douche est une chose mais pour ce qui est de le faire devant ses amis est une autre paire de manches. Le comble dans tout ça est que la fameuse boule au ventre disparaît sitôt les premières notes poussées avec en résultante, l’envie de garder le micro. En dix ans de SingStar et puisque l’émission Top 50 a soufflé ses trente bougies, voici les cinquante chansons parmi les versions que je possède qui, une fois sélectionnées, ont de grandes chances de vouloir me faire monter sur scène. J’exagère à peine.

La première itération de SingStar est sans conteste l’une des plus éclectiques. Des morceaux dans la langue de Molière comme dans celles de Shakespeare sont présents dans la galette et il y a du nouveau (d’époque) comme de l’ancien. A boire et à manger en somme. Le morceau de S Club 7 est en tout celui dont je connais aussi bien la chorégraphie que les paroles. Au grand dam de mes voisins.

SingStar NRJ Party, comme son l’indique, est une publicité géante pour la radio du même nom. Du coup, les chansons de cette version sont ceux qui passent sur la station de radio en question. Pas mal de soupe insipide mais qu’on adore quand même chanter. C’est toutefois par le biais de ce deuxième opus que j’ai connu le groupe Maroon 5, donc merci NRJ et Sony.

SingStar Pop a été boudé par pas mal de monde car il a contredit l’adage du « jamais deux sans trois » en étant composé intégralement de chansons en anglais. Mais bon, Beyoncé, Hoobastank et Keane quoi. Et McFly pour le côté boys band made in UK.

SingStar 80′s a rectifié le tir de son prédécesseur en alliant morceaux en français et élargissement du public avec, pour faire simple, une playlist qui passerait crème sur Nostalgie et donc potentiellement connue par beaucoup.

SingStar Rocks! m’a bien moins marqué que les autres et seul le morceau de Keane m’a fait sortir les micros. Qui commençaient à prendre la poussière d’ailleurs.

J’ai passé mon tour sur les versions parues entre SingStar Rocks! et SingStar Pop Hits 3 (près d’une dizaine), malgré les morceaux en français de plus en plus nombreux, les jeux musicaux type RockBand et Guitar Hero ayant remplacé la simulation de karaoké. Mais mon envie de compléter ma collection m’a fait passer à la caisse pour Lorie. J’ai honte mais tant pis.

Si pester contre les DLC est quelque chose qui se tient pour une majorité de jeux, c’est plutôt une bonne chose pour les jeux musicaux car on peut faire son marché en n’achetant que les morceaux de son choix. Et avoir alors la playlist ultime. Pour peu que le catalogue soit décent et varié. Les morceaux en français se comptent sur les doigts d’une main. Mais c’est pas grave, les morceaux proposés étant pour certains indispensables. Beaucoup de plaisirs coupables que je chante habituellement sous la douche. De Britney Spears à One Direction en passant par Clara Morgane, ma playlist est essentiellement teintée de pop et de morceaux pour midinettes. C’est d’ailleurs bien la seule fois où j’ai payé pour une vidéo de Clara Morgane.

SingStar a donc perdu sa vitesse de croisière au niveau de la mise à jour de son catalogue mais n’en reste pas moins l’un des précurseurs du casual gaming des années 2000. Une fois le micro en main, les morceaux s’enchainent sans discontinuer. Pour le plus grand plaisir des oreilles voisines.