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J’ai vu le nouveau bébé de Luc Besson

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Ça y est, Valerian and the City of a Thousand Planets est sorti au cinéma. Les bandes-annonce vont enfin arrêtées d’être diffusées avant le début d’un autre film. En dehors de celles qui se lançaient automatiquement quand j’allais sur YouTube, j’ai dû les voir une bonne vingtaine de fois, et ce, rien qu’au cinéma. Ça a fait monter la hype du type très bon public que je suis. Mais avoir des goûts éclectiques ne veut pas dire aimer tout ce qui est servi. Et dans le cas du nouveau film de Luc Besson, c’est même plutôt quelque chose d’indigeste.

Avant toute chose, je tiens à dire que je ne connais strictement rien de la BD dont s’inspire le film. Au mieux, c’était pour moi un dessin animé qui passait sur Game One. Et attention : si vous n’avez pas vu le film, il risque d’y avoir pas mal de spoilers dans les lignes juste en dessous de ce paragraphe. Vous voilà prévenus.

Avant toute chose, le synopsis par AlloCiné ainsi que l’une des bandes-annonce du film :

Au 28ème siècle, Valerian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valerian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Visuellement, c’est beau. Très joli même. J’en suis presque venu à regretter de le voir en 2D car je pense que c’est le genre de film qui, sans mauvais jeu de mots, prend une autre dimension en 3D. Et en IMAX, je n’en parle même pas. La scène d’ouverture commence avec Space Oddity en fond sonore. Nickel chrome. On assiste alors à des scènes montrant les humains interagir avec différentes espèces au fur et à mesure des années. La scène est assez longuette mais ça permet d’avoir le morceau de David Bowie dans son intégralité. L’OST est d’ailleurs de qualité. Alexandre Desplat est aux manettes et elle fait plaisir aux oreilles dans son ensemble.

Au chapitre des bons points toujours, la première scène du film mettant en avant les deux personnages principaux a le mérite d’être très réussie. La meilleure du film même, soyons fous. Alors que Valerian porte des lunettes lui permettant d’être dans une sorte d’univers parallèle (mais pas vraiment, vous verrez), il doit récupérer un objet qui se trouve entre les mains de quelqu’un de peu recommandable. Une action dans un endroit a des répercussions sur l’autre, et vice-versa. C’est plutôt original et ça permet de mettre en valeur les zones dans laquelle il évolue, avec tout les autochtones vaquant à leurs occupations dans des décors plutôt riches. On voit clairement où est passé le plus gros du budget alloué à la réalisation du film.

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Et c’est justement là où le bat blesse. Si l’emballage du bonbon que Luc Besson veut nous faire gober est fort agréable visuellement, son contenu est désespérément vide. Le vaste univers qui est présenté tout le long du film est tout juste survolé. C’est bien simple : n’importe quelle bande-annonce permet d’avoir un topo aussi détaillé que dans le film sur les différentes espèces peuplant Alpha. Le tandem qui sert de têtes d’affiche n’est pas des plus exceptionnels non plus. Dane DeHaan (Valerian) est cet antihéros aux répliques lourdingues par excellence mais qui passeraient crème dans une comédie US bien grasse. Cara Delevingne est belle au possible mais d’une platitude de haut niveau. Rihanna s’en sort mieux que dans Battleship (encore heureux pour elle) sans toutefois mériter un Oscar. C’est une excellente chose d’avoir plusieurs casquettes mais Cara Delevingne est meilleur comme mannequin, tout comme Rihanna l’est en studio d’enregistrement.

valerian_3Le film s’embourbe dans une romance mielleuse dont le ton est donné plus ou moins quelques minutes après qu’ils apparaissent à l’écran. Avec rien de moins que Valerian demandant à Laureline si elle veut l’épouser. Comme ça sans pression. Là où cette réplique aurait à la limite un sens avant le générique de fin, elle est ici prononcée juste après qu’elle lui ait dit qu’il était le genre de mec à coucher avec toutes les filles qu’il croise. C’est tellement naturel de demander son amie en mariage 30 secondes après avoir été traité de queutard par cette dernière. Toujours dans le registre des choses déplaisantes, l’absence de personnalité de l’univers. Alors oui, des films de SF, il y en a eu un bon paquet, mais chacun a son petit truc qui le différencie des autres. S’inspirer de ce qui est fait à côté n’est pas puni par la loi ; en revanche, prendre une pincée de machin, un soupçon de bidule et une cuillerée de trucmuche n’est pas le meilleur moyen de pondre quelque chose de frais.

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On sent la volonté de Luc Besson de vouloir proposer quelque chose qui change des productions made in chez nous. Mais à trop vouloir impressionner les foules avec des effets visuels (réussis), il a oublié de leur donner un intérêt. Avec un casting de haute volée en ce qui concerne son absence d’attachement et un rythme général permettant de commencer sa nuit si, comme moi, vous y allez le soir, le film n’a pas grand chose pour lui. Un peu comme ces gagnants au Loto devenus millionnaires du jour au lendemain mais qui ont dilapidé leur argent dans des choses sans intérêt, Luc Besson a jeté par la fenêtre pas mal de blé.

Valerian and the City of a Thousand Planets rejoint donc ma liste des déceptions sur grand écran et occupe une place de choix sur le podium de mes déceptions ciné 2017. Et pour résumer, en un .gif, mon avis sur le film :

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Mario Kart 8 Deluxe : le Menu Maxi Best Of de la série

mk8dSi l’on me demande quel est mon jeu favori sur Wii U, c’est Mario Kart 8 qui serait cité. Quand Nintendo a annoncé sa ressortie en version Maxi Best Of sur Switch, je l’avais un peu mauvaise tout en sachant que le jeu serait mien en day one.

En dehors de pouvoir rejouer au meilleur Mario Kart n’importe où (il a détrôné Mario Kart 64 dans mon cœur), cette mouture Switch n’est pas une copie conforme de la version Wii U. Le principal changement est sans contestes la présence d’un vrai mode Battle. Que je n’ai jamais lancé sur Wii U quand j’ai su que les arènes étaient en fait les courses du jeu. Là, on revient aux arènes fermées, à l’ancienne. Et avec des modes de jeu supplémentaires à l’intérêt variable. Bon, c’est un joyeux bordel sans nom maintenant que l’on peut peut se retrouver jusqu’à 12 (trois fois moins au maximum à l’époque). Mais ça permet de varier les choses entre deux courses.

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Le mode Battle a été revu et corrigé, et c’est tant mieux. En revanche, il n’y a aucun changement dans le mode principal. Le contenu de base est consistant et directement débloqué (48 courses – les 32 de base + les 16 qui étaient en DLC). L’ajout de nouvelles courses (même d’anciennes versions) n’aurait pas été de trop, ne serait-ce que pour le plaisir de refaire certains circuits (Wario Stadium, mon fav).

En dehors des modes de jeu, des nouveaux persos issus de Splatoon rejoignent le casting déjà conséquent qui vendrait du rêve à n’importe quel jeu de baston. Le boost se voit attribuer un niveau supplémentaire pour le plus grand plaisirs des aficionados des dérapages contrôlés, tandis que les nouveaux venus pourront jouer avec la direction assistée pour ne pas pouvoir tomber dans le vide ou rater les courbes de la course. Grande absente depuis Super Mario Kart, la plume fait son retour parmi les objets disponibles (mais reste exclusive au mode Battle). Comme dans Mario Kart Double Dash, il est possible d’avoir deux objets simultanément (sans pouvoir cette fois-ci les utiliser dans l’ordre de son choix). Ce pot pourri fonctionne à merveille et ne rend l’ensemble que plus agréable.

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Mario Kart 8 Deluxe permet à la Switch d’avoir, après Breath of the Wild, un second incontournable. Alors oui, ces deux jeux ne sont pas des exclus. Mais il n’empêche que pouvoir faire quelques courses sur le pouce procure son petit effet. En utilisant son smartphone en tant que modem, il est possible de pouvoir jouer contre le reste du monde n’importe où. Les sempiternels retards des TGV inOui paraîtront moins pénibles.

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Si vous avez fait l’impasse sur la version Wii U, vous aurez là le Mario Kart à posséder sans hésiter. Si vous avez poncé la version amputée du suffixe Deluxe, cela dépendra de votre temps passé dessus. Repasser à la caisse pour un jeu qui a pris la poussière depuis trop longtemps est assez maso dans l’esprit. Et si, pour peu que ça existe, ce sera votre première fois, vous aurez l’occasion de découvrir le huitième épisode d’une licence qui a fait naître un genre à part entière.

Comme le veut la tradition, voici mon avis sur le jeu en un gif :

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Alibi.com, l’avant-première

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J’ai assisté à l’avant-première du nouveau film de Philippe Lacheau en tant que réalisateur, Alibi.com. Après Babysitting (qui était – à tort – considéré comme un Project X à la française) puis Babysitting 2 (qui est dans mon Top 10 2015), je ne pouvais pas passer à côté de voir son nouveau film. Et puis la présence d’une partie du casting dans la salle dans la salle était un motif de déplacement supplémentaire.

Pour les personnes n’ayant pas vu la moindre bande-annonce (que vous pourrez alors regarder en cliquant sur la vidéo un peu plus bas), voici tout d’abord le synopsis :

Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d’alibi. Avec Augustin son associé, et Medhi son nouvel employé, il élabore des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. Mais la rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients.

Après avoir pu m’installer au deuxième rang, deux bonnes nouvelles ont été annoncées : tout d’abord, la présence imprévue de Nathalie Baye, Puis, l’arrivée d’une partie du casting à la fin du film. L’avantage de l’arrivée des acteurs à la fin plutôt qu’au début est que la venue fait moins homme sandwich et dure généralement plus longtemps.

J’ai adoré le film. Si la bande-annonce m’avait donné envie de le voir, celle-ci ne dévoile pas l’intégralité du film (avec l’intro, les trucs du milieu et la fin le souvent) comme le font bien souvent celles des films français (je n’ai pas vu Demain tout commence, mais c’est tout comme juste avec la bande-annonce). L’alchimie entre les acteurs est toujours aussi efficace et c’est le genre d’humour qui fonctionne sur moi. Autre bon point : il n’y a pas que des comiques de situation (un peu comme un film « d’horreur » aujourd’hui abuserait des jump scares) ou des blagues vaseuses (comme dans Why Him? qui est à fuir comme la peste). Mention spéciale à un passage en particulier qui m’a bien fait rire et qui devrait vous faire sourire tout autant si vous avez connaissez une certaine saga vidéoludique. Dont je tairai le nom pour éviter tout spoil. Le casting est globalement très bon et ceux qui ont déjà vu les deux Babysitting seront en terrain connu. La présence de nombreux guests est aussi une bonne chose, d’autant plus qu’ils ne vampirisent pas l’écran. Au mieux, ça permet de constater que le succès de ses précédents films lui donne un certain cachet.

J’ai beaucoup rigolé durant l’heure 1/2 environ que dure le film. Je partais plutôt confiant quant au fait que j’allais l’apprécier et je ne me suis pas trompé. Si vous avez aimé Babysitting, nul doute que vous apprécierez, l’humour étant dans la même veine. Si vous n’avez pas apprécié, c’est aussi possible de ne pas ressortir déçu de la salle après avoir vu Alibi.com, le film n’étant cette fois-ci pas vu à travers une caméra trouvée par quelqu’un (reproche qui peut se défendre, le found footage ayant été usé jusqu’à la moelle). En un mot comme en cent : si vous voulez une bonne comédie à voir au cinéma le mois prochain (ça sort le 15 février), je ne peux que vous recommander de vous déplacer au cinéma.

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Une fois le film terminé, l’ensemble des personnages principaux du film (excepté Didier Bourdon) a fait son entrée dans la salle. Nathalie Baye, Élodie Fontan, Philippe Lacheau, Tarek Budali et Julien Arruti donc. Cela a été l’occasion de pouvoir leur poser des questions concernant le tournage ou leurs projets. Point de Baybysitting 3 prévu pour le moment mais un premier film en tant que réalisateur pour Tarek Boudali. Son nom : Mariage (blanc) pour tous, l’histoire de Yassine (joué par Tarek Boudali) qui demande à Fred (interprété par Philippe Lacheau) son meilleur ami de l’épouser pour éviter d’être en situation irrégulière. Wait and see, ça sort le 20 décembre prochain donc on a encore le temps.

Après ce jeu de questions/réponses qui a duré une bonne 1/2 heure (je m’attendais à un passage éclair avant le film donc je ne peux qu’être ravi qu’ils soient restés bien plus longtemps), j’ai pu prendre une photo avec eux :)

alibi.com_avp_1Enfin, pour conclure, mon avis sur le film qui occupe actuellement la première place de mon Top 10 de l’année (au moment de la rédaction de l’article, soit dimanche 29 janvier 2017,  23:17), mon avis sur le film en un .gif :

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Netflix : avis après un an d’utilisation

NetflixVoilà maintenant un an que je suis abonné à Netflix. Depuis l’arrivée du service en France même. Comme beaucoup de monde, j’ai commencé par l’offre d’essai d’un mois en optant pour la formule intermédiaire avec la possibilité de regarder les programmes sur deux écrans simultanément en HD. La formule du dessous permettait le visionnage sur un écran unique (ce qui en soit ne me dérangeait pas) mais avec la SD, tandis que celle du dessus permettait de regarder séries et films sur quatre écrans en même temps. Ce qui ne m’intéressait pas. Enfin bref.

Si j’ai déjà donné mon avis sur le service dans un précédent article (lire Netflix : avis après un mois d’utilisation), celui-ci est plus là pour faire une sorte de récapitulatif sur une durée plus importante. Loi européenne en carton pâte oblige imposant un délai de trois ans avant qu’un film puisse être disponible sur certaines plates-formes de streaming, le catalogue cinématographique est très pauvre. C’est lors de la sortie du retour de The Avengers il y a (déjà) cinq mois que leur première réunion (en avril 2012) était disponible. Rien d’excitant face à CanalPlay et consorts dans le genre. J’irai même jusqu’à dire que c’est bien plus efficace de passer à la caisse des services de VOD pour louer un film récent que l’on voudrait voir sans forcément devoir acheter le Blu-Ray.

En ce qui concerne les séries, c’est tout autre chose : bien que beaucoup de séries aient des saisons de retard par rapport à leur diffusion US (j’ai en tête Pretty Little Liars qui est à la traine de trois saisons), les séries originales (qui sont dans ma liste de celles à voir urgent) sont de plus en plus nombreuses. Orange is the New BlackDaredevil, Sense 8 et j’en passe, elle ont en plus le mérite d’être pour la plupart réussies et/ou très peu détestées.

Teen Wolf, The Vampire Diaries, Better Call Saul, My Little Pony: Friendship is Magic (oui !), Modern Family, Goosebumps (mon enfance <3), autant de séries que j’ai pu regarder sur Netflix. Et c’est pas fini !

Après avoir utilisé Netflix pendant un an, je ne peux m’en passer. Les séries originales donnent un intérêt au service et il faut être difficile pour ne pas trouver quelque chose de bien. Parmi les offres légales, il est celui que je préfère. Une mise à jour de l’interface ne serait pas de refus, celle-ci n’étant jamais la même selon le moyen utilisé. Sur l’Apple TV, elle est sobre, là où elle est plus accessible et dynamique sur la PS4. Une homogénéité ne ferait pas de mal. Mais bon, je chipote.

Glee

Glee

Attention, risque de spoils pour qui n’aurait pas vu certains épisodes. Non pas que la série soit du genre à être gâchée si certaines choses sont connues, mais au moins, je vous aurais prévenu.

Après 6 saisons 121 épisodes entre 2009 et 2015, Glee tire sa révérence. Avec les séries de plus en plus nombreuses aujourd’hui, rares sont celles qui prennent fin parmi celles que je suis actuellement (The Walking Dead ou Game of Thrones notamment). La dernière série dont j’ai vu l’écran de fin était How I Met Your Mother l’année dernière. Si les histoires de Ted Mosby se sont avérées être de moins en moins intéressantes à suivre au fil des saisons, le cas de la chorale de losers l’a été encore plus.

Cependant, ça serait mentir que de dire que Glee est une série que je n’ai pas su aimer. Le jeu de mots est facile mais je dirai que le show est un gleety pleasure (obvious jeu de mots). J’avais lancé le premier épisode sans trop y croire et pour changer des comédies au format vingt minutes. C’était en 2009 donc. J’avais commencé la série sur le tard, plus ou moins à quelques épisodes de la fin de la première saison. Et j’ai rattrapé le tout en quelques jours. La première saison avait des allures de grand n’importe quoi mais avec un ridicule totalement assumé, une sorte de fraicheur qui convenait tout à fait à ce que je cherchais dans une série. On peut dire que j’étais ce que l’on appelle un gleek (contraction à la Pokémon de Glee et de Geek). Je ne connaissais pas tout les morceaux qui passaient à la moulinette de la reprise mais ça ne m’empêchait pas d’apprécier les performances. Les trois premières saisons (la saison 1 plus particulièrement) sont les plus réussies. Dans les grandes lignes, Glee a pour thème la volonté d’un professeur d’espagnol de vouloir constituer une chorale. Il va y parvenir mais elle sera constituée de tout sauf des personnes les plus populaires du lycée. Pour le meilleur et pour le pire.

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Les trois premières saisons étaient bonnes. La première plus que les autres. Ca partait dans tout les sens au niveau du scénario/prétexte à partir de la saison 2 mais il y avait toujours une ligne directrice qui consistait à ce que les élèves du Glee Club passent leurs examens en fin de saison 3. Entre temps, des nouveaux personnages ont été introduits à l’intérêt allant de la très bonne idée (Blaine) au sans intérêt (Rory). Heureusement, les reprises de morceaux sont dans l’ensemble réussies, au même titre que les chorégraphies. Certaines parviennent même à être meilleures que l’originale. Ayant les yeux plus gros que le ventre, les producteurs sont allés jusqu’à faire des épisodes spéciaux sur certains artistes (Madonna, Britney Spears – deux fois, Michael Jackson, Katy Perry/Lady Gaga, The Beatles) ou bien des films (Grease, Rocky Horror Picture Show). Le succès allant, une tournée (Glee on Tour) a même eu lieu avec une projection du concert au cinéma en 3D. Une émission de télé-réalité (Glee Project) a même été mise en place pour dénicher les meilleurs candidats qui apparaîtraient dans quelques épisodes (Rory justement). J’étais allé voir le truc et ai même le Blu-Ray et j’étais le seul garçon dans la salle. Quand je parlais de gleety pleasure, je n’invente rien. Cette envie de bouffer à tout les râteliers a eu pour conséquence une irrégularité croissante au fil de la centaine d’épisodes. La saison 4 a voulu en faire toujours plus au niveau du scénario/prétexte avec d’un côté les pérégrinations de Rachel à New-York et de l’autre le Glee Club avec des nouveaux personnages qui n’ont aucun intérêt pour la plupart. Comme pour justifier les moments dans la chorale, certains anciens y sont toujours. Les moins intéressants.

La saison 4 aurait eu un intérêt légitime si elle s’était simplement concentrée sur Rachel et son passage post Glee Club avec une bonne fin pour que tout le monde soit content. Mais non. Puis Cory Monteith (celui qui jouait Finn Hudson) décède durant le 13 juillet 2013 alors que la saison 5 est déjà datée pour reprendre en septembre avec un double épisode spécial The Beatles. C’est alors l’épisode 5×03 (intitulé The Quaterback – Finn Hudson jouait au football américain) qui lui rendra hommage. Mais the show must go on et la cinquième saison reprend son rythme de croisière ensuite avec des épisodes à l’intérêt discutable mais qui se regardent toutefois. Adam Lambert et Demi Lovato y camperont même deux personnages sans aucun intérêt durant quelques épisodes. Le clou est enfoncé avec la sixième saison qui ne contient (mal)heureusement que treize épisodes. Nouveaux personnages (dont un joueur de football américain comme Finn Hudson) fortement dispensables, Rachel et Kurt qui prennent les rênes du Glee Club, les anciens qui reviennent pour disparaitre l’épisode d’ensuite, ça s’éparpille, et pas pour le meilleur. Idem sur les reprises musicales plus aussi réussies qu’à ses débuts. Même le finale n’était pas exceptionnel. Mais ça ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises durant les deux derniers épisodes. On se refait pas.

En dehors de ce bordel ambiant, la série a su toutefois ne pas faillir dans les messages véhiculés. De celles que je regarde, elle est assurément la seule à prôner autant l’acceptation. Mariages entre personnes du même sexe (gays et lesbiennes, comme ça pas de jaloux), handicapés, personnes en surpoids, personnes à la recherche de leur identité sexuelle, changement de sexe, Glee n’a pas fait dans la demie mesure sur le sujet. Et pour mieux faire passer le message, le tout s’est fait à coups de railleries balancées par les personnages tout en étant sérieux en même temps. Les piques lancées par Sue Sylvester (l’un des personnages phares de la série) ont permis de faire passer le mot sans que la série ne perde son humour corrosif.

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Je savais que la série allait me plaire dès les premiers épisodes. Les reprises musicales sont un peu mon péché mignon et je peux dire avoir été servi tout au long des 746 performances des différents épisodes. J’ai beau m’être ennuyé sur pas mal d’épisodes mais je n’ai pas mis la série de côté pour autant. Ca peut paraître ridicule dit comme ça mais la série m’a permis de mieux m’accepter. Et rien que pour ça, je ne peux pas la détester.

Netflix : avis après un mois d’utilisation

NetflixAttendue comme le messie par beaucoup, dire que l’arrivée de Netflix était attendue est un euphémisme. Le service de streaming qui fait fureur aux USA a débarqué après plusieurs mois d’attente. Et sans surprise, le catalogue s’avère moins étoffé qu’au pays de l’Oncle Sam. Les critiques négatives n’ont pas tardé à être mises en ligne après avoir testé le service durant un quart d’heure. Ou comment tirer à boulets rouge sur un service qui en est tout juste à ses balbutiements. L’offre d’essai de 30 jours ayant expiré depuis le 15 octobre, je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai décidé de poursuivre l’usage du service.

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Le catalogue tout d’abord : quand bien même celui-ci n’atteindra (jamais ?) pas celui des Etats-Unis en terme de variété, il y a quand même de quoi se faire plaisir pendant plusieurs semaines. Modern Family ou encore Teen Wolf que je dois notamment rattraper. Des séries que l’on m’a conseillé comme Downton Abbey ou Penny Dreadful ou que j’ai bien envie de voir telles que New Girl ou Suits. Et pour les marathoniens, Breaking BadChuck, Fringe ou Gossip Girl sont là pour avoir des bonnes raisons de ne pas sortir de chez soi.

Si je ne parle que des séries, c’est parce que le contenu en terme de films est plutôt rachitique en terme de nouveautés. C’est aussi le cas pour les séries qui ne sont pas toutes fraîches mais qui offrent un contenu plus dense qu’un film de deux heures. Loi française oblige, un délai de 36 mois entre la diffusion en salle et la possibilité de le voir en streaming est imposée. Encore une fois, le genre de chose insensée et sans intérêt. Mais j’ai un abonnement Gaumont donc je regarde essentiellement les films que j’ai envie de revoir (Scream 2), que je n’avais pas pu voir (Catch Me if You Can) ou que je veux voir en secret tel un guilty pleasure (Confessions of a Shopaholic).

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Oui, j’ai envie de voir le film de Miley Cyrus et de son ex membre d’un triangle amoureux dans The Hunger Games

Enfin, l’interface est à des milles et des cent plus intuitive que celle de CanlPlay. Bien plus agréable à parcourir et moins austère, elle fonctionne plutôt efficacement sur le principe de la recommandation. Plus vous regardez un certain genre de contenus, plus Netflix vous proposera de regarder des fins/séries s’y rapprochant. Avec ensuite la possibilité de recommander la chose visionnée à ses amis.

Netflix me satisfait. Son contenu est certes moins impressionnant que ce à quoi on pouvait s’attendre (d’autant plus pour un service qui déboule après tout le monde) mais me convient. Point de déception pour ma part, il y a à boire et à manger et il me faudrait plusieurs semaines pour regarder tout ce que j’ai dans ma liste d’attente. Autre reproche toutefois : l’impossibilité de faire des listes dans les listes. Séries et films à voir se mélangent alors dans un joyeux bordel. Mais ça c’est parce que j’aime bien Monk. Disponible sur navigateur web, smartphone, consoles et smart TV, tout le monde y a ainsi droit. Dans mon cas, c’est sur PS4 que j’utilise le service. Et avec ce combo jeux/séries sur la même console, je regarde encore moins la télé.

Pompeii Academy

Après Non-Stop, ce sont deux films que j’ai vu le week-end dernier : Pompeii et Vampire Academy. Et autant dire que ça a été les montagnes russes au niveau de la qualité des films vus en l’espace d’une semaine. Car après le sans plus Non-Stop, Pompeii a rehaussé le niveau pour être mis plus bas que terre par Vampire Academy.

Pompeii

Pompeii, c’était bien. J’ai en tout cas été agréablement surpris car je m’attendais à quelque chose de sympa mais lourdingue, et au final, le tout se regardait facilement tout en étant prenant et dynamique. Et pour ne rien vous cacher, le physique avantageux Kit Harington (aka Jon Snow dans Game of Thrones) est agréable pour les yeux. Dommage toutefois que les deux Pathé à Nice (sur trois) qui le projetaient aient seulement mis la version française. J’espère pour ceux qui font l’affront de regarder Game of Thrones dans la langue de Molière, que Kit Harington n’a pas la même voix dans la série que dans Pompeii car elle ne lui correspond pas du tout. En tout cas, en un gif, voici mon avis sur le film :

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Quant à Vampire Academy… j’avais déjà trouvé RoboCop mauvais bien comme il faut (Samuel L. Jackson en présentateur télé, non mais sérieux), tellement qu’il était le premier film de l’année que je mettais dans ma liste des navets 2014. Vampire Academy entre à son tour dans cette prestigieuse catégorie et a de grandes chances d’être indétrôné. La raison pour laquelle nous nous sommes infligés cela (nous étions quatre) est toute simple et indépendante de notre volonté. Nous étions à la base allés au ciné pour voir 300: Rise of an Empire. La séance était toutefois complète quand nous sommes arrivés. Le seul film qui allait commencer au moment de notre arrivée était Vampire Academy. Ceci explique cela comme on dit.

La bande annonce présentait le film comme une sorte de parodie de Twilight pour les vampires et de Harry Potter pour le côté école avec plein de gens sortis du lot à l’intérieur. Et puis le terme « Academy » est cantonné en France aux parodies d’autres films (Sex Academy, j’écris ton nom). L’affiche rose bonbon laissait sous entendre une fausse candeur que le slogan « Sang, Sexe et Coups Bas… une école (presque) normale » semblait affirmer. Il n’en était rien. Avant d’entrer dans la salle (l’une des plus petites du cinéma), j’ai eu la surprise de voir que le film était issu du livre du même nom. Soit. Le film commence au son de Bad Girls de M.I.A. et je me dis que ça ne peut être mauvais. Au moins pour les oreilles. Les dix premières minutes sont un mélange de n’importe quoi. Grosso modo, il y a un accident, un flashback, une morsure dans le cou, des dialogues en bois, une scène de baston avec des effets spéciaux en mousse et des explications inintéressantes sur les classes des personnages. Tellement sans intérêt que je vous les fais partager. Il y a trois espèces qui semblent exister :

  • les Moroï (les gentils) : les vampires qui vous veulent du bien. Ils ont la faculté de maîtriser l’un des quatre éléments, sauf Vasilisa Dragomir qui en maîtrise un cinquième, l’Esprit
  • les Strigoï (les méchants) : les vampires pas gentils qui ne peuvent être éradiqués qu’avec un pieu en argent dans le coeur, avec la tête en moins ou bien brûler genre poulet KFC
  • les Dhampir : entre humain et vampire, ils sont nés d’un père vampire et d’une mère humaine. Un peu comme les Sang-Mêlé chez la saga littéraire de J.K. Rowling. Ils sont destinés à éliminer les Strigoï. Dans le film, la Dhampir s’appelle Rosemarie Hathaway

Chaque Dhampir se voit confier la garde ad vitam eternam d’un Moroï lorsque ce dernier se voit recevoir « le baiser de l’ombre », qui n’est même pas un baiser à proprement parler mais un lien indescriptible entre les deux espèces. Ce bisou noirci permet aux Dhampir de pouvoir entrer en contact avec les Moroï pour savoir ce qu’ils font et où ils sont. Une sorte de puce GPS en quelque sorte. Rosemarie Hathaway va devoir ainsi nous faire subir le temps du film, la protection de Vasilisa Dragomir, dernière survivante de sa famille royale.

Vampire Academy

Si le film a, dans une certaine mesure, une qualité, c’est d’être décousu du début à la fin. Les scènes s’enchaînent avec pour fil conducteur la protection de la Moroï par la Dhampir mais des tas de passages sans intérêt viennent se greffer à la trame principale. Les visions à travers les yeux de la Moroï par la Dhampir qui sont censées pouvoir être faites tout les 36 du mois se font en un claquement de doigt et il aurait été plus simple qu’elles soient enchaînées toutes les deux en permanence pour nous éviter ces passages inutiles. En décortiquant le titre, « Vampire » est là parce qu’il y a quelques canines qui sont montrées. « Academy » par contre est là pour faire beau. Tout au mieux, un descriptif de dix secondes est fait sur les quatre éléments. Et imagés, au cas où l’on confondrait le feu avec l’air. L’intégralité des personnages est dénué de personnalité et il est difficile de s’attacher à un personnage. Même Bella Swan de Twilight est un personnage charismatique à côté de Rosemarie Hathaway (la moldue) et Vasilisa Dragomir (la vampire). Je ne sais par contre ce qu’il en est au niveau de la fidélité au livre du même nom mais ça ne donne pas envie d’en savoir plus sur leur histoire.

Vampire Academy est à fuir de toute urgence. Ca tombe bien, le film a disparu des écrans niçois. Pour les autres villes projetant encore cet immondice, fuyez le tel un Edward Cullen qui fuit le soleil pour éviter de briller. Et en un gif, mon avis sur ce truc de plus d’une heure et demie :

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Arrêtez tout

Je suis allé voir Non-Stop avec un ami. Alors qu’une amie m’avait averti que c’était mauvais, un autre m’a dit le contraire mais sans être le film de l’année toutefois. Sur Internet, une critique indiquait que le film n’était même pas digne du téléfilm du dimanche soir. Ma tolérance aux films même les plus mauvais étant plus que permissive et le fait que le synopsis me donnaient envie ont fait que j’ai assisté à l’une des séances. Et je me suis ennuyé.

Lorsque je vais au cinéma (à savoir souvent), plusieurs critères font en sorte que je peux qualifier une séance d’ennuyeuse. Le film en lui-même en est toujours la cause, indéniablement, mais les raisons qui font que, varient selon le genre de film. Un film d’action où certains passages virent au film d’auteur (pour extrapoler) ou alors une comédie où je ne rigole pas en sont des exemples. Quand je m’ennuie devant un film au cinéma, je fais alors partie de ces abrutis finis (appelons un chat un chat) qui utilisent leur portable pour faire autre chose que regarder l’heure. Je le fais toutefois discrètement avec la luminosité au minimum. Et puis j’ai un iPhone 5c et non un Galaxy Note 3 donc ça attire moins l’oeil. Regarder l’heure justement est signe que j’ai l’impression de perdre mon temps devant l’écran. En fait, je dirai que l’ennui se pointe quand il se passe ceci :

  • les pensées culinaires : quand je commence à penser à ce que je vais manger ensuite, c’est que je suis plus là
  • le changement de position : j’essaie de bouger de mon siège pour tenter d’insuffler un peu d’action au film que je regarde
  • le portable (version horaire) : histoire de voir le temps qu’il reste avant la fin et/ou depuis combien de temps je suis devant ce que je regarde
  • le bâillement : ça m’arrive souvent quand je vais au cinéma après le boulot mais ce n’est pas bon signe quand j’y vais en plein après-midi
  • le portable (version mec lourd) : là, je décroche du film pendant quelques secondes les yeux rivés sur mon mobile mais il y a moyen de sauver les meubles
  • le sommeil profond : n’en jetez plus, le film que je regardais est mou du genou

non stop

Ca donnait pourtant envie à la lecture du synopsis : Bill Marks (interprété par Liam Neeson) est un sky marshall qui va embarquer dans un avion pour Londres dont le trajet sera mouvementé.
Durant le vol, il reçoit un message de la part de quelqu’un qui se trouve être dans l’avion et qui lui ordonne de verser 150 millions de dollars sur un compte bancaire, sous peine de voir un passager du vol perdre la vie toutes les vingt minutes. Le gros souci du film est son manque de rythme. Alors que les passagers ne se savent pas en danger, Liam Neeson semble vouloir prendre tout son temps pour trouver l’auteur des messages anonymes. Et la centaine de minutes que dure le film semble s’étirer sur bien plus.

non stop

Même Julian Moore (qui avait de biens meilleurs rôles dans Carrie et Don Jon récemment) ne parvient à sauver le film qui est bourré de clichés. Entre le zoom sur le passager d’origine orientale pour mettre la puce  l’oreille quant au fait qu’il peut être l’auteur des messages ou la fêlure du héros qui a perdu sa fille avec un objet la symbolisant à un moment clé du film pour montrer qu’elle est toujours là, la sauce ne prend pas.

Les 150 passagers de l’avion sont quelconques et ceux mis en avant ont le charisme d’une huître avariée. Quitte à faire dans le consternant, Julian Moore parvient à réparer les mobiles oxydés en tapant sur la batterie tandis qu’un autre peut hacker un mobile en employant des mots techniques mis à bout à bout pour faire genre.

Si la bande annonce donnait plutôt envie de voir le film, le tout est au final bien fade. Banal dans son déroulement et jamais à la hauteur de la tension que pourrait occasionner la réception de ce type de message, Non-Stop ne vaut pas le coup de s’arrêter pour le voir. Ou alors, le titre est à prendre au pied de la lettre mais pour se diriger vers une autre salle projetant un autre film. S’il fallait la faire courte, voici l’impression que j’avais en regardant le film en un gif :bored